mardi 12 février 2013

Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard

Le secret d'Edwin Strafford, de Robert Goddard
EN PARTENARIAT AVEC LES ÉDITIONS SONATINE
 1977 : Martin Radford, jeune historien londonien dont la carrière universitaire a été brisée par un scandale, arrive sur l’île de Madère. Il y rencontre Leo Sellick, un millionnaire sud-américain, qui habite une superbe villa, naguère propriété du mystérieux Edwin Strafford, mort en 1951.
Homme politique de premier ordre, promis à un brillant avenir, Edwin Strafford a été en 1908, à l’âge de 32 ans, ministre de l’intérieur du cabinet Asquith, aux côtés de Lloyd George et de Churchill, avant de démissionner brutalement en 1910 et de quitter la vie politique sans explication aucune pour disparaître dans l’anonymat. 
Les raisons de cette rupture inexplicable sont elles dans le manuscrit de ses mémoires, retrouvé dans la villa ? La lecture passionnée qu’en fait Martin pose beaucoup plus de questions qu’elle ne donne de réponses. En particulier sur le rôle d’Elizabeth, une jeune suffragette - ces militantes activistes qui revendiquaient le droit de vote pour les femmes dans un Royaume-Uni très conservateur - avec qui Strafford a vécu une histoire d’amour passionnée.
Fasciné par les énigmes qui jalonnent le destin de Srafford, Leo Sellick propose à Martin de le rémunérer pour éclaircir cette étrange affaire. Mais alors que son enquête progresse, Martin va vite comprendre que cette histoire est loin d’être finie, et que, dans l’ombre, beaucoup ont encore intérêt à ce que le voile ne se lève jamais sur le secret d’Edwin Strafford.
  • Auteur : Robert Goddard     |     Editeur : Sonatine
  • Genre : Thriller     |    Langue : français
  • Date de parution :     |     Nombre de page(s) : 629
A PARAITRE LE 7 MARS 2013

Ce roman, bien que ma lecture ait été longue, est tout de même une bonne découverte.

Le début, bien qu’un peu lent, est toutefois intéressant et met en place l’histoire. On commence dans l’ambiance grise et pluvieuse de Londres, ambiance à celle du roman ainsi qu’à l’esprit du personnage principal, Martin Radford.
Martin est un homme qui a divorcé, a perdu son travail, et semble sombrer de plus en plus. C’est lorsqu’il est invité par un ami à Madère qu’il rencontre Leo Sellick, qui lui propose un travail : trouver ce qui est arrivé à Edwin Strafford, homme politique et 1908 qui a brutalement sombré sans raisons apparente.

L’intrigue est donc sur fond politique et historique et, bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, j’ai tout de même apprécié cette immersion dans ces univers.

Dans le premier chapitre, qui est assez long, on lit les mémoires de Strafford en même temps que Martin. Ce sont ces mémoires qui lancent toute l’intrigue, parce que même Strafford ne savait pas ce qui lui était arrivé. Cette lecture rallonge le premier chapitre, certes, toutefois c’est une étape importante pour être capable de chercher la réponse au mystère aux côtés de Martin. J’ai quand même trouvé ces passages un peu longs à mon goût, Strafford n’étant pas avare de détails. Après la lecture des Mémoires, on est happé par le mystère entourant la déchéance d’Edwin Strafford et on veut savoir ce qu’il s’est passé.

Le fait que Martin ait un lien de parenté avec plusieurs personnes liées à Strafford rajoute une pointe de piment à l’intrigue, parce qu’il n’est, du coup, pas tout le temps impartial.
Les recherches de Martin ressemblent étrangement à celles faites par Strafford de son vivant, à savoir que Martin fait face à de nombreuses portes closes et refus de parler, ainsi qu’à des menaces, tout autant que le politicien. Et puis, Martin semble être quelqu’un de peu apprécié. Si on ne comprend pas ce… dégoût qu’il inspire au début, les réponses nous sont apportées en cours de lecture, dévoilant peu à peu le passé de Martin.

On fait face plus à une recherche historique qu’à une enquête policière, bien qu’on pressent qu’il y a quelque chose de louche à la base de toute cette histoire. De plus, quelques rebondissements viennent s’immiscer dans l’enquête de Martin.
Egalement, chacune des personnes intervenant dans cette recherche (soit pour trouver des réponses, soit pour les cacher) a ses raisons, même les personnages auxquels on s’attend le moins, tel Leo Sellick qui engage Martin, par curiosité dit-il.

C’est vers le dernier tiers du roman qu’on comprend que le mystère autour d’Edwin Strafford est nettement plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord.

Ainsi donc, une agréable découverte, malgré quelques longueurs de lecture. N’hésitez donc pas à vous laisser tenter lors de la sortie du roman le 7 mars prochain.


Karine N.

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